Le ministre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
D'abord en tant que Ministre des Finances

Le 7 décembre 1955, six sièges sont accordés au PDI dans le 1er gouvernement marocain : Abdelkader Benjelloun est le Premier Ministre des Finances du Maroc indépendant. Le Président du Conseil est M'barek Bekkaï, le Vice Président est M'hamed Zghari, un Indépendant.

Le Conseil des Ministres comporte aussi 9 membres du Parti de l'Istiqlâl, un ministre juif nommé aux PTT, le Docteur Benzaquen et deux conseillers juifs: Sam Nahon et Sam Bènazéraf, nommé chef de cabinet au Ministère des Finances. Cependant, à la suite d'un très grave accident de voiture survenu le 15 octobre 1956, Abdelkader Benjelloun est immobilisé pendant 2 mois à la clinique Cornette de Saint Cyr à Meknès, à cause de nombreuses fractures.
En novembre 1956, sous la pression du parti de l'Istiqlâl, le sultan Mohammed V dissout le gouvernement de M'Barek Bekkaï et nomme un conseil des ministres dont la majorité est de tendance istiqlâliste.
Abdelkader Benjelloun perd son ministère et après une longue convalescence à Paris, il reprend son cabinet d'avocat à Casablanca . Il est élu Premier Bâtonnier marocain de l'Ordre des Avocats de Casablanca en 1958.

 

Ensuite au Ministère du Travail et des Affaires Sociales
En novembre 1961, après la mort du roi Mohamed V, Abdelkader Benjelloun est convoqué par le roi Hasan II qui le nomme Ministre du Travail et des Affaires sociales.A Genève, Abdelkader Benjelloun assiste dans le cadre de sa fonction aux réunions du BIT ( Bureau International du Travail). A Washington il représente le roi du Maroc aux obsèques du Président Kennedy.Durant son ministère, de nombreux ateliers masculins et féminins pour la formation professionnelle sont inaugurés à Rabat, à Casablanca et dans d'autres villes du Maroc.Abdelkader Benjelloun présidera de nombreux meetings pour promouvoir le référendum lancé par le roi Hasan II pour la Constitution et la création du Parlement.

 

Enfin au Ministère de la Justice
Nommé en 1963 au Ministère de la Justice, il démissionnera, rejetant pour des raisons de déontologie, le projet de création de tribunaux d'exception.