Le militant Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le PDI
En 1946 Abdelkader Benjelloun adhère au Parti Démocrate de l'Indépendance Hizb Ach-Choura Wa 'l-Istiqlâl fondé par Mohamed Hassan Ouazzani, le Secrétaire Général.: il est nommé "Secrétaire Général adjoint" de ce parti .A ses côtés, figurent dans le Bureau National du PDI: Ahmed Ben Souda, Abdelhadi Boutaleb, Ahmed Maaninou, Ibn al-Muwaqit, al-Mannouni, Mohamed Cherkaoui, Moulay 'Ali al- 'Iraqi.

 

En 1947, le porte parole du PDI. est le quotidien en langue arabe Ar-Râ'y al-'Amm, souvent censuré. Abdelkader Benjelloun de même que les membres du bureau politique est l'auteur de nombreux éditoriaux. Ahmed Ben Souda signe ses textes par :Les Propos du Mufti
Le PDI édite aussi des bulletins d'information et des brochures trilingues comme les Cahiers du Maroc diffusés au Maroc, au Caire, à Paris et à New York.
Il se constitue à Fès l'association Akhawat as-Safa' , l'aile féminine du PDI.

 

La Résistance
A partir de cette date et jusqu'en 1956 - date de l'indépendance du Maroc -, la situation politique va en se dégradant: on assiste en effet à la naissance des mouvements de résistance des nationalistes marocains et des mouvements terroristes de contre résistance français. Parallelement, à la veille et après la déposition du sultan Mohammed V le 23 Août 1953, puis à son exil avec sa famille à Antsirabé (Madagascar) et à son remplacement par le sultan fantoche Ben Arafa, les attentats se multiplient.Abdelkader Benjelloun en tant qu'avocat auprès du Barreau de Casablanca prend la défense de nombreux résistants. Il sauve la vie de nombreux de ses coreligionnaires grâce à son éloquence, son courage et son habileté professionnelle.

Les membres du PDI
Parallèlement , il proteste inlassablement au nom du PDI auprès des autorités françaises du Protectorat contre la répression qui s'abat sur de nombreux membres du PDI. Le 11 février 1953, a lieu le procès des résistants Hansali, Smiha, qui sont défendus par Abdelkader Benjelloun.Le 30 mars 1953, Abdelkader Benjelloun remet au Résident Général, le Général Guillaume, un mémoire au nom du PDI, où il dénonce l'administration directe de la France au Maroc .Du 10 au 15 août 1953 se tient le Procès dit des Carrières Centrales où sont jugés des manifestants agissant en solidarité, à la suite de l'annonce de l'assassinat du syndicaliste tunisien Farhat Hachad et coupables, les 1 et 8 décembre 1952 d'avoir fait grève . Cette manifestation vite réprimée par la police et l'armée ,coûta la vie à 7 français et à plus d'une cinquantaine de marocains
n des accusés ,Ahmed Ben Smain , condamné à mort par le Tribunal Militaire , est sauvé grâce à l'intervention de Abdelkader Benjelloun auprès du Président de la République française ,Vincent Auriol , qui lui accorda la grâce de son clientPar la suite, Abdelkader Benjelloun reçoit de nombreuses lettres d'insultes et de menaces dont l'origine est connue: l'organisation terroriste: "Présence Française".Le 20 Août 1953, le général Guillaume exile le sultan Mohamed V et sa famille en Corse puis à MadagascarNovembre décembre Abdelkader Benjelloun assiste avec le secrétaire général du Mohammed Hassan Ouazzani à la 6ème session de L'ONU au Palais Chaillot à Paris. La question marocaine est à l'ordre du jour.


L'Exil
En Février1954, une bombe de forte intensité est lancée contre son domicile(rue du Docteur Braun) où il dormait avec sa famille, causant d'importants dégâts matériaux.Suite aux événement du Marché Central, il est placé en garde à vue au commissariat central de Casablanca.Craignant pour sa sécurité et pour celle des siens , il est contraint à l'exil: il se réfugie à Lausanne, où les autorités suisses lui accordent un visa temporel chaque fois renouvelable . Sa femme et ses enfants Latifa, Jamil et Amina partent en exil à Nice, en France .En novembre 1954 , se tient à Paris ,à l'hôtel Lutetia , une importante conférence de presse organisée par des membres du bureau politique du PDI :Abdelkader Benjelloun. ne peut s'y rendre pour une question de visa non octroyé .
 

Les Négociations
En Août 1955 sous le gouvernement de Edgar Faure s'ouvrent les consultations franco- marocaines d'Aix-les-Bains relatives à la souveraineté et à l'indépendance du MarocAbdelkader Benjelloun y assiste en tant que chef de la délégation du PDI.Il y siège avec les représentants de la France ainsi qu'avec ceux du Parti de l'Istiqlal. Se joignent à eux les représentants des marocains, choisis par les autorités du protectorat parmi les Membres du Makhzen, des Modérés et des représentants de la Communauté IsraéliteLe 9 septembre1955, Abdelkader Benjelloun part pour Madagascar, via la Caire avec Abdelhadi Boutaleb. Il rend visite au sultan en exil Mohammed V à Antisrabé. Il y reste jusqu'au 16 Septembre.Le 31 octobre 1955, de retour en France, le sultan Mohamed V s'installe à Saint Germain en Laye.Le 6 novembre1955, débutent les discussions de la Celle Saint Cloud qui réaffirment les Accords de Antsirabé. Le conseil des ministres français approuve le rétablissement du sultan sur son trône et l'ouverture de négociations: Abdelkader Benjelloun représente le PDI.Le 16 novembre 1955, c'est le retour triomphal du sultan Mohammed V au Maroc.

 

L'Indépendance
Le 7 décembre1955, se constitue le premier gouvernement marocain sous la présidence de M'barek Bekkai.Abdelkader Benjelloun. est nommé Ministre des Finances ; il s'installe à Rabat , au 3 rue de la Marne. Il prend comme directeur de cabinet : Sam Benazéraf et comme chargé de mission : Sam Tolédano
A Paris, le 15 février 1956, Abdelkader Benjelloun participe aux négociations franco-marocaines ouvertes solennellement par le Président de la République française et le Sultan du Maroc. Elles aboutiront à la proclamation de l'Indépendance du Maroc.
Le 3 Mars 1956, il s'entretient avec le ministre des finances français et M. Baumgartner, Gouverneur de la Banque de France.Le 29 Mars 1956,toujours à Paris, il participe à un Congrès des Étudiants du PDI ou il prend la parole.