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Abdelkader Benjelloun, dernier fils de Mohamed Benjelloun Jbîna et de Khadija Lahlou, est né le 11 avril 1908 à Fès, capitale du Nord du Maroc. son père, un grand commerçant importateur -taajir- de thé de chine, de sucre de Marseille et de tissus comme les cotonnades de Preston (Lancashire-Royaume Uni) d'argenterie: plateaux théières importées de Manchester, de soieries, failles, tissus brochés, foulards de Lyon. Il tenait boutique à la Qissariya de Fès et était lui-même le fils d'un riche négociant un moment installé à Marseille. Son père fut nommé Amin, c'est à dire Prévôt de la Corporation des Commerçants de l'ancienne Médina de fès. Son père habitait un splendide palais qu'il avait fait construire sur les hauteurs de la Medina, dans le quartier d'Al-Batha, près de Bab Boujloud, où il recevait somptueusement. Lyautey compta parmi ses invités. Cette demeure est située en face du Palais royal du Batha. Ce palais fut construit par le sultan Moulay Hassan sur un terrain acheté à la famille Benjelloun. Sa construction fut achevée par les sultans Moulay Abdelaziz et Moulay Hafid. Ce dernier l'affectionnait tout particulièrement. Parmi ses frères, on comptait un cadi -juge- qui avait étudié à l'Université de la Qarawiyyin de Fès et qui exerca longtemps sa charge dans la ville de Ouezzane au Nord de Fès. Après l'école coranique (msid), il apprend la langue française dans une école privée. Il passe avec succès son Certificat d'Etudes Primaires. Il entre ensuite au Collège Moulay Idriss, ouvert par le Général Lyautey à Fès en 1914. A la fin de sa scolarité, qui comprenait alors un premier cycle, puis deux années de 2ème Cycle, il reçoit le "Diplôme d'Etudes Secondaires Musulmanes" en juin 1925. En avril 1926, la disparition de samère Khadija le laisse dans une profonde détresse. Sa mère était issue d'une famille de prestigieux commerçants fassis, les Lahlou, qui comptait dans ses ascendants un Ministre des finances du Sultan Hassan 1er.
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